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Comment préserver le capital du sol, pour bien nourrir les cultures ?

 
PRÉSERVEZ VOTRE CAPITAL SOL !
Risque avéré sur le rendement d’un faible potentiel nutritif en P et en K

Essai PK Champagne 2Le capital fertilité du sol est en situation de risque avéré dans de nombreuses régions. Le désinvestissement sur les éléments nutritifs phosphore et potassium ne cesse de s’accentuer depuis 25 ans. Or la crise agricole, exacerbée par les mauvaises récoltes de 2016, risque d’aggraver ce phénomène.

Le manque de phosphore et de potassium disponibles dans le sol sont des facteurs limitants du rendement des cultures et empêchent souvent de bien valoriser l’azote. Les prochaines récoltes sont en jeu et le revenu de l’agriculteur en dépend. A plus long terme c’est la compétitivité de l’agriculture française et sa capacité à exporter des céréales de qualité qui sont en question. En 2014-2015, l’exportation des céréales françaises représentait 35 Mt soit une valeur de 7,2 Mrds € (Source : France export céréales).

Les quantités de phosphore et de potassium ont été divisées par quatre en 40 ans dans les engrais minéraux apportés. Résultat, de nombreuses régions sont déficitaires en ces éléments nutritifs. L’étude menée par l’INRA sur deux millions d’analyses de terre témoigne d’une diminution significative de la teneur en phosphore assimilable et en potassium échangeable dans de nombreuses régions.

 


L’INRA constate une diminution très significative des teneurs en phosphore et en potassium dans les sols depuis 2004

Les apports en phosphore et potassium ne compensent plus les exportations par les récoltes

Calculez votre propre bilan pour préserver votre capital sol

Des résultats d’essais des instituts techniques témoignent de l’intérêt économique d’une fertilisation PK

Pour en savoir plus sur l’importance du phosphore et du potassium pour les plantes

 

Déclinaison selon 8 régions

 


L’INRA constate une diminution très significative des teneurs en phosphore et potassium des sols depuis 2004

Deux millions de résultats d’analyses de terre collectées auprès des laboratoires témoignent d’une diminution des teneurs en phosphore et en potassium après 2004 dans de nombreuses régions de France.

analyse laboL’INRA et l’UNIFA ont utilisé les données issues de la BDAT (Base de Données d’Analyses de Terre) pour étudier l’évolution spatio-temporelle des teneurs en magnésium, phosphore et potassium échangeables. Ci-dessous, dans les zones orange, la teneur en phosphore (méthode Olsen) a diminué jusqu’à 10%, dans les zones rouge, la diminution est supérieure à 10%. Les zones en blanc correspondent à un manque de données et en gris à une absence de significativité de l’évolution.

 

Diminution de la teneur en phosphore (eq Olsen) dans les petites régions agricoles après 2004

Carte dimution phpsphore

 

 

Les apports en phosphore et potassium ne compensent plus les exportations par les récoltes

Evolution des livraisons d'engrais en France métropolitaine (kt éléments fertilisants)

Courbes livraison engrais France

Les livraisons en phosphore (bleu) et potassium (orange) ci-dessus, ont été divisées par quatre en 40 ans dans les engrais minéraux. Ce qui a pour conséquence des bilans déficitaires, puisque la baisse des livraisons témoigne d’une baisse des apports. En effet, depuis 2004, l’UNIFA constate des bilans déficitaires dans certaines régions.

La représentation du solde de fertilisation (apports minéraux et organiques moins les exportations par les récoltes en kg/ha fertilisable) en P2O5 et K2O confirme un désinvestissement sur les éléments nutritifs des sols. Cet indicateur combiné à la baisse des teneurs dans les sols, signale un risque de perte de rendement qui doit être précisé par l’analyse de terre sur chaque parcelle.

Des régions déficitaires en potassium sur les campagnes 2011 à 2013

Carte de France potassium

 

Calculez votre propre bilan pour préserver votre capital sol

La fertilité en P&K assure une meilleure valorisation de l’azote et joue sur le rendement de la campagne en cours et de celles à venir. La fertilisation en phosphore et potassium doit être raisonnée à la parcelle et doit permettre l’entretien de la fertilité du sol.

prelevementLa stratégie de nutrition phosphatée et potassique des cultures est basée sur quatre critères d’après la méthode COMIFER :

  • Le degré d’exigence des cultures
  • Les disponibilités du sol en P&K fournies par une analyse de terre
  • Le passé récent de fertilisation
  • La restitution des résidus du précédent cultural

Pour calculer la fertilisation en P&K nécessaire sur vos parcelles, l’UNIFA a développé un logiciel de calcul téléchargeable permettant de faire un bilan simple de la fertilisation en phosphore, potassium et magnésium. Ce logiciel calcule votre bilan Entrées – Sorties pour la rotation de cultures sur une parcelle et vous permet d’interpréter le résultat.

Dossier PK bouton calcul bilan 

 

Des résultats d’essais des instituts techniques témoignent de l’intérêt économique d’une fertilisation PK

Rendement du blé tendre en 2016. Essai de Seuil (Vivescia 08)

Schema graph base PK

Un essai sur blé tendre mené par Vivescia en 2016 révèle l’intérêt de la fertilisation en phosphore et potassium au niveau du rendement : gain de 14,2 q/ha entre le témoin non fertilisé et l’apport de phosphore et de potassium par une méthode proche de celle du COMIFER.

  Alerte d’Arvalis-Institut du végétal sur le risque d’un désinvestissement en phosphore et potassium sur céréales (blé et orge). L’institut a chiffré les pertes de rendement et de marge qu’une impasse en P&K,  en dehors du conseil COMIFER*, pourrait générer:  
 
  • En sol à teneur moyenne, les pertes de rendements en céréales sont de 2 à 5 q/ha soit 30 à 80 €/ha (prix du blé à 160€ la tonne). Le gain de marge d’un apport d’engrais P et K est limité mais le sol est entretenu et ne perd pas de fertilité.
  • En sol à teneur très faible, les pertes de rendement sont supérieures à 10q/ha soit plus de 160€/ha et la marge supplémentaire réalisée est de 20 à 40 €/ha.
 

*COMIFER : Comité Français d'Etude et de Développement de la Fertilisation Raisonnée

Réponse du rendement à la dose d'engrais apportée en P2O5 sur sol argilo-calcaire moyennement pourvu en phosphore

Schema graph base P2O5

essai PK colzaTerres Inovia alerte les agriculteurs sur l’intérêt d’un apport de phosphore sur colza. Dans les conditions difficiles de l’année 2016, Terres Inovia déconseille l’impasse et recommande un apport minimum de 50 kg de P2O5/ha inférieur à la préconisation de la méthode COMIFER. Le colza est une culture très exigeante en phosphore dans le classement COMIFER. Une mauvaise alimentation phosphatée peut coûter une perte de 5 à 10q/ha soit 190 à 380 €/ha. L’apport d’engrais apportant du P et du K est très rentable. L’apport est nécessaire dès l’automne pour les sols pauvres et les sols argilo-calcaires, un rattrapage en sortie d’hiver est possible.

 

Pour en savoir plus sur l’importance du phosphore et du potassium pour les plantes

Le phosphore et le potassium sont des éléments nutritifs essentiels au métabolisme et à la croissance des plantes. Le phosphore est très peu mobile dans le sol et a tendance à s’insolubiliser. Le potassium tout comme le magnésium et le calcium est mis en réserve sur la phase solide du sol. La quantité dissoute dans l’eau de chaque élément est celle qui est immédiatement disponible pour les plantes. Elle reste faible et les racines doivent explorer le sol pour y trouver ces éléments en quantité suffisante.

LE PHOSPHORE

carence P ICL fertilizersLe phosphore joue un rôle essentiel dans de nombreuses molécules de la matière vivante. Il est associé à des combinaisons organiques multiples dans les ADN et ARN dont il constitue le squelette ainsi qu’à dans de nombreux protides et lipides qu’on qualifie de phosphoprotéines et de phospholipides. C’est le composant central de l’ATP (Adénosine Triphosphorique) producteur d’énergie lorsqu’elle libère un atome de phosphore en se transformant en ADP.

Le rôle du phosphore

Le phosphore joue un rôle physiologique à plusieurs niveaux :

  • Sur la multiplication cellulaire des jeunes pousses et racines,
  • Sur la respiration cellulaire et le transfert de l’énergie (ATP, ADP),
  • Sur la photosynthèse en synergie avec l’azote et de nombreux autres éléments.

L’élément phosphore est un élément peu mobile et constitue un facteur limitant majeur pouvant entrainer un retard de croissance et de développement sur les plantules. Un apport de phosphore au semis, favorise la vigueur au démarrage et stimule la croissance du système racinaire : les extrémités des jeunes racines sont les plus actives pour absorber le phosphore.

Les racines prélèvent le phosphore sous forme d’ions phosphates (H2PO4- et HPO42-) dissous dans l’eau du sol. Ces ions minéraux proviennent de la solubilisation des phosphates et des ions minéraux absorbés/retenus sur les différentes phases solides du sol.

Accessibilité du phosphore

L’essentiel du phosphore est fixé à la partie solide du sol, alors que la partie dissoute dans l’eau est très faible au regard des besoins de la culture. La concentration en ions phosphates est un bon indicateur du potentiel alimentaire instantané de la culture. Pour maintenir cette concentration, le sol doit constamment relâcher de petites quantités de phosphore, sous forme d’ions. Cette capacité à diffuser le phosphore caractérise la fertilité phosphatée des terres. Elle est reproduite par l’extraction douce dans la méthode Olsen utilisée dans les analyses de terre.

Entre 6.5 et 7.2 de pH du sol, la disponibilité du phosphore est optimale. En sols acides, de même qu’en sols calcaires, le phosphore est rapidement rendu insoluble respectivement par les hydroxydes de fer et d’aluminium et par le calcium.

 

LE POTASSIUM

Le potassium est indispensable à la vie chez les plantes, comme chez l’homme et les animaux: il participe directement à la formation et à la croissance des cellules. Il est présent à l’intérieur des cellules et intervient, notamment dans la régulation de l’eau dans la plante.

Le rôle du potassium

Mais feuille carence KLe potassium est absorbé au niveau des racines sous forme de cations K+ et circule sous cette forme dans toute la plante. Il a différentes fonctions dans le métabolisme des plantes :

  • Il maintient le port de la plante par son effet majeur sur la turgescence des cellules et la constitution des parois cellulaires résistantes
  • Favorise la photosynthèse
  • Contrôle l’ouverture et la fermeture des stomates et régule le cycle de l’eau
  • Régule la circulation de la sève et le chargement des assimilas (sucres, acides aminés) dans la sève élaborée vers les racines et les organes de réserve (grains, fruits, tubercules...)

 

Il existe une interaction positive entre azote et potassium : une plante mieux nourrie en azote aura plus de besoin en potassium. L’azote a pour effet d’augmenter l’indice foliaire d’une culture. Pour maintenir la turgescence de l’appareil végétatif, la plante a besoin d’une plus grande quantité de potassium. Une plante mieux nourrie en potassium fait plus de photosynthèse.

list_arrowConsultez les fiches FERTI-pratiques N°25 et 28

 

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